A quelques exceptions près,
les
marchés des produits de grande consommation ont souffert
d’une assez nette dévalorisation. Elle provient
de quatre phénomènes concomitants. Premièrement,
la mise en avant par les distributeurs de leurs marques propres
économiques. Deuxièmement, les lancements de marques
nationales ayant un positionnement prix plus bas. Troisièmement,
des baisses de prix sur certaines grandes références
nationales. Quatrièmement enfin, une intense activité
promotionnelle.
Ces stratégies conjointes ont permis de
freiner la
progression du hard discount mais elles semblent avoir
déstabilisé le consommateur. Déjà
perdu dans une offre pléthorique de produits, il perd ses
repères de prix. A l’image de son comportement face
aux institutions ou au monde politique, il
perd confiance.
Certains distributeurs ont pris conscience du fossé qui s’est
creusé entre eux et leurs clients et semblent vouloir le
combler : une offre produits plus claire, des techniques promotionnelles
simplifiées et une réflexion marketing plutôt
qu’économique sur leurs stratégies de marques
propres.
Les marques nationales poursuivent leurs stratégies de lancements.
Près de 1 800 lancements répertoriés dans le
Marketing Book 2006 et la permanence de trois tendances :
le
nutritionnellement correct, la praticité (le cap
de la minute de cuisson a été franchi !), et
le
plaisir (le chocolat arrive toujours au top des ingrédients…).
Internet joue toujours les trublions dans l’univers
des médias : non seulement il capte des investissements publicitaires
croissants mais il révolutionne les rapports des individus
avec leurs médias traditionnels, ces derniers commencent
à adapter à la fois leur offre de contenu et leurs
propositions commerciales. Et surtout
Internet est pris
d’assaut par les consommateurs. D’outil d’information,
il devient outil de communication, de partage d’idées,
de libre expression, d’interactivité. L’explosion
des sites communautaires et des blogs, les milliers de mails envoyés
à chaque fois qu’un auditeur, un lecteur ou un téléspectateur
est mécontent des propos d’un journaliste ou d’un
éditorialiste prouvent, s’il en était besoin,
que le consommateur ne veut plus du monologue des marques, des enseignes
ou des médias.
Le consommateur a pris la parole. Il est temps
de l’entendre.
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Babette LEFORESTIER : 01 30 74 80 94
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